Jeudi 5 juillet 2007
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17:19
Stop, je vous arrête tout de suite, je ne me prends ni pour Kerouac, Canned Heat ou de palmas. Parce que j’aime trop les deux premiers, et, concernant le minuscule,
on a sa fierté didju.
Sur la route, car, depuis quelques mois, votre humble, aimable, et paresseux serviteur prend sa titine et va les chemins afin de courir le chaland. Boulot de con
entend-je ? Pollueur ouis-je ?
A ceci, ma réponse sera sans équivoque. Et oui, j’ai un boulot de con, et oui je pollue (en plus je met la clim quand il fait chaud). Mais malgré ces constantes
attaques à ma conscience de gauchisto-intelectophile, ces voyages sont pour moi le théâtre de la comédie humaine (on dirait du vilar, j’ai fait exprès).
Quoi de plus réjouissant que d’observer le remaquillage tremblant d’une fausse blonde, à 145, me doublant sur la gauche ! Quel plaisir divin que de tirer (pour
de faux) sur les p’tits enfants en voyage scolaire, probablement vers le puy du fou ! Quelle curiosité m’anime quand je surprend une chasse au mokoï gênant, et quelle empathie, en voyant le
sourire satisfait du fouilleur nasal ayant décelé, puis déterré son butin. Quelle jouissance que d’exploser les moustiques camarguais sur mon pare brise ! Et splatch la belle
rouge !
Bon, il faut que je mette de l’ordre dans mes souvenirs, et promis, dans peu de temps, j’raconte mieux.
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